Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897)

Tu m’as entendue, seul Ami que j’aime pour ravir mon cœur, te faisant mortel
Tu versas ton sang, mystère suprême!… Et tu vis encor pour moi sur l’Autel.

 

Si je ne puis voir l’éclat de ta Face, entendre ta voix remplie de douceur
Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce. Je puis reposer sur ton Sacré Cœur !

 

O Cœur de Jésus, trésor de tendresse c’est toi mon bonheur, mon unique espoir,
Toi qui sus charmer ma tendre jeunesse reste auprès de moi jusqu’au dernier soir.

 

Seigneur, à toi seul j’ai donné ma vie et tous mes désirs te sont bien connus.
C’est en ta bonté toujours infinie que je veux me perdre, ô Cœur de Jésus !

« Au Sacré Cœur de Jésus. » Poésie 23

Son passage à la Basilique

Âgée de 14 ans, Thérèse souhaite devenir religieuse au Carmel de Lisieux, suite à sa « conversion » de Noël 1886. Évidemment, on la trouve trop jeune pour entrer au couvent ! Elle décide alors de demander l’autorisation au pape en personne.

Elle se joint à un pèlerinage à Rome qui se fait alors en train sur plusieurs jours, avec de nombreuses escales. Séjournant à Paris, elle se rend avec sa sœur Céline et son père Louis Martin à Montmartre le dimanche 6 novembre 1887. La construction de la Basilique n’étant pas encore achevée, c’est à la crypte qu’ils prient : Mgr Germain, évêque de Coutances qui préside le pèlerinage, célèbre la messe à l’autel de saint Pierre dans l’abside de la crypte, à 9 heures du matin. Après la messe et le salut du Saint Sacrément, les pèlerins processionnent en chantant le Magnificat jusqu’à l’abside supérieure, encore à ciel ouvert. Thérèse offre son bracelet en or pour le grand ostensoir où le Saint Sacrement sera adoré perpétuellement.

Une plaque de marbre dans la crypte rappelle le passage de la sainte. Le cardinal Dubois bénira en ce lieu une statue de Thérèse le 8 avril 1927.

Sa vie en quelques mots

Née à Alençon en 1873 des saints Louis et Zélie Martin, Thérèse est la neuvième de neuf enfants, dont quatre sont décédés en bas âge. Très aimée dans sa famille, Thérèse a cependant la douleur de perdre sa Maman alors qu’elle n’a que quatre ans. Lorsqu’elle a dix ans, elle tombe gravement malade. Mais elle est guérie miraculeusement le 13 mai 1883, en voyant la Sainte Vierge lui sourire. Après une grâce reçue à Noël 1886, Thérèse décide d’entrer au Carmel ; elle en obtiendra l’autorisation, malgré son jeune âge, après son pèlerinage à Rome.

Devenue religieuse, elle approfondit son intimité avec Jésus et découvre combien Dieu « n’est qu’amour et miséricorde » (LT 266). En rédigeant le récit de sa vie (« Histoire d’une âme »), Thérèse fait connaître sa « petite voie d’enfance spirituelle », pleine de confiance et d’abandon à Dieu qui nous aime. Le pape saint Jean-Paul II la déclare docteur de l’Église le 19 octobre 1997. Elle est fêtée le 1er octobre.