Neuvaine de prière avec le Bx Charles de Foucauld

Premier jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, demandons au Seigneur de faire grandir en nous la foi.

Méditation

La foi éclaire tout d’une lumière nouvelle autre que la lumière des sens, ou plus brillante, ou différente[…]. Elle transforme tellement toute chose qu’à peine les anciens sens peuvent-ils servir à l’âme : elle ne perçoit par eux que de trompeuses apparences ; la foi lui montre les réalités. L’œil lui montre un pauvre , la foi lui montre Jésus ; l’oreille lui fait entendre des injures et des persécutions, la foi lui chante : « Réjouissez-vous et jubilez de joie » […]. Le goût nous fait sentir un peu de pain sans levain, la foi nous montre : « le Sauveur Jésus, homme et Dieu, corps et âme ».
(Retraite à Nazareth, Charles de Foucauld et la fraternité,Denise et Robert Barrat, p. 98)

Parole de Dieu

Le centurion dit à Jésus : « Seigneur, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement une parole et mon enfant sera guéri »… Entendant cela, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient :« En vérité, je vous le dis, chez personne je n’ai trouvé une telle foi en Israël »… (Matthieu 8, 8-10)

Grâce à demander

Notre Seigneur loue la foi du centurion… En effet, la foi en la bonté, en la puissance de Notre Seigneur sont un hommage qu’on lui rend : c’est aussi une marque d’amour, car la foi en de telles perfections ne peut exister sans admiration, sans une admiration respectueuse qui est celle de l’amour… […]
Cette foi que nous avons, par la grâce de Dieu, dans notre esprit, faisons-la passer, par sa grâce, dans nos actes… Soyons hommes de désir et demandons à Dieu l’impossible dans nos prières pour le bien des âmes, pour sa glorification en elles, puisque nous croyons que sa bonté nous accordera les vrais bien que nous lui demanderons…

Pour avoir cette foi en la puissance que Dieu accorde à nos pauvres prières, demandons-la, demandons cette confiance, cette foi si recommandée, si nécessaire, si difficile à sentir et dont le défaut est une injure à Notre Seigneur […]. Ne mettons pas de mesure à nos demandes, puisque Dieu n’en a pas mis à la puissance de nos prières, comme il n’y en a pas à sa bonté et à sa puissance.

(Méditations sur l’Evangile au sujet des principales vertus, Mathieu 8,10 et 21,22,L’Esprit de Jésus, p. 86 et 147)

ACTE DE FOI

Mon Dieu,
Je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées
et que vous nous enseignez par votre sainte Eglise,
Parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper.
Dans cette foi puissé-je vivre et mourir. Amen.

Deuxième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, vivons dans l’espérance de la vie éternelle.

Méditation

Notre Père « qui êtes aux cieux »… Pourquoi choisissez-vous cette qualification plutôt qu’une autre, plutôt que « Père juste », « Père saint » ?.. C’est sans doute, mon Dieu, pour élever notre âme dès le commencement de la prière bien haut au-dessus de cette pauvre terre, et la placer dès le début où elle doit toujours être, en cette vie et dans l’autre, au ciel sa patrie… C’est aussi pour nous placer dès les premiers mots de notre prière dans l’espérance et dans la paix : Notre Père est dans les cieux : comment, avec la confiance, n’aurions-nous pas espérance et douce paix ?..

(Méditations sur l’Evangile au sujet des principales vertus, Mathieu 6,9, L’Esprit de Jésus, p. 60)

Parole de Dieu

« Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s’est complu à vous donner le Royaume » (Lc 12, 32)

Grâce à demander

Courage ! ne nous décourageons pas lorsque nous tombons ; relevons-nous au contraire, et, comme le voyageur qui a fait une chute, marchons, courons plus vite pour rattraper le temps perdu. Que notre chute nous rende plus humbles ; faisons des actes d’humilité à la vue de cette faute, mais surtout faisons des actes d’espérance, espérant fermement que nous avons la grâce de ne plus retomber à l’avenir et qu’il dépend de nous seuls d’être parfaitement saints à l’avenir. Jésus est là dans notre cœur et nous en donne le moyen.

(Méditation sur le Psaume 59, 1-5, p.266)

ACTE D’ESPERANCE

Mon Dieu,
J’espère avec une ferme confiance
que par les mérites de Notre Seigneur Jésus Christ,
Vous me donnerez votre grâce en ce monde et le bonheur éternel en l’autre,
Parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses.
Dans cette foi puissé-je vivre et mourir.
Amen.

Troisième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, laissons-nous saisir par la Charité du Christ.

Méditation

Charité : la charité consiste à aimer Dieu par-dessus tout pour lui-même et à aimer tous les humains comme soit même pour l’amour de Dieu. L’amour du prochain ne diffère pas de l’amour de Dieu. Ces deux amours sont les ruisseaux d’une même source ; l’un monte au ciel pour jaillir jusqu’à Dieu ; l’autre coule à terre pour le bien du prochain, qui est quelque chose de Dieu et comme son image.

(L’Esprit de Jésus, Méditations sur les saints Evangiles, p.264)

Parole de Dieu

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. »
« Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. »
(Jn 15, 9-10 et 12)

Grâce à demander

Aimons tous les hommes comme les a aimés Jésus, leur voulant autant de bien qu’Il leur en a voulu, leur faisant tout le bien en notre pouvoir, nous dévouant à leur salut, prêts à donner notre sang pour le salut de chacun d’eux ; aimons-les en vue de Dieu, autant qu’Il le veut, comme Il le veut, non pour nous ni pour eux, mais pour Lui ; notre amour pour eux n’en sera pas diminué mais incomparablement augmenté, puisant dans cette source de la volonté divine une force, une stabilité, un dévouement, une ardeur que n’a pas l’amour purement humain, et qui sont dans les seuls cœurs qui, laissant Jésus vivre en eux, aiment par Jésus et non par eux-mêmes…

(Directoire Art. XX, Charles de Foucauld et la fraternité, Denise et Robert Barrat, p. 100)

ACTE DE CHARITE

Mon Dieu,
Je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme et plus que tout
parce que vous êtes infiniment bon,
et j’aime mon prochain comme moi-même
pour l’amour de vous.
Amen.

Quatrième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, allons à l’écart pour rencontrer le Seigneur.

Méditation

…Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul. […]. Plus tard l’âme produira de fruits exactement dans la mesure où l’homme intérieur ce sera formé en elle […]. On ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.

(Lettre au Père Jérôme, Trappiste de Staouëli, 19 mai 1898, Denise et Robert Barrat, Charles de Foucauld et la fraternité, p. 103)

Parole de Dieu

Or la réputation de Jésus se répandait de plus en plus à son sujet, et des foules nombreuses s’assemblaient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se tenait retiré dans le désert et priait. (Lc 5, 15-16)

Grâce à demander

Notre âme aussi est une maison de prière : la prière doit sans interruption s’élever d’elle vers le ciel, comme une fumée d’encens : et combien de fois hélas ! les distractions, les pensées terrestres, les pensées qui ne sont pas pour la plus grande gloire de Dieu, les pensées mauvaises même l’occupent, la remplissent de bruit, de trouble et de souillures et en font une caverne de voleurs…
Efforçons-nous de toute notre puissance de faire que notre esprit soit toujours occupé de Dieu ou de ce qu’il nous charge de faire pour son service, et même qu’en faisant ce dont il nous charge, nous jetions sans cesse un regard vers lui, sans jamais détacher de lui le cœur en aucune façon[…]. Quand on aime, on ne perd pas de vue ce qu’on aime…

(Méditations sur l’Evangile au sujet des principales vertus, Mathieu 21,13, L’Esprit de Jésus, p. 83-84)

Plus Jésus est entouré, plus il se retire pour prier. Plus Jésus est entouré par la foule et plus il se montre le grand thaumaturge qui annonce la résurrection des morts et plus il se retire dans les solitudes pour y prier. C’est vraiment l ‘exemple de l’action et de la contemplation.

(Un chemin pour la prière, Père Marie-Joseph le Guillou, p. 10)

Cinquième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, accueillons avec respect la Parole de Dieu.

Méditation

Lisons et relisons amoureusement les psaumes, la sainte Ecriture et surtout les passages prophétiques qui nous parlent de Jésus ou les parties du Nouveau Testament qui le montrent. Quand nous faisons oraison, quand nous assistons à la messe, que nous sommes dans l’action de grâces, si nous ne savons que dire, si nous sommes distraits, secs, lisons quelques mots d’un psaume, de l’Evangile, et par ce moyen ramenons notre âme à Dieu […]

(Méditations sur les Psaumes, Psaume 39, p.200)

Parole de Dieu


« L’ami de l’époux, qui est là, et l’écoute, jubile de joie en entendant la voix de l’époux »
(Jn 3, 29)

Point de conversion (grâce demandée)

… Ne dois-je pas dire ces paroles, mon Dieu, mon Seigneur Jésus, chaque fois que j’entends quelque texte inspiré, Psaume, Evangile surtout, Pater, Ave, enfin tout texte faisant partie des Livres inspirés ! C’est bien la voix de l’Esprit Saint qui parle, chaque fois que je les lis, que je les entends… […] C’est dans cette jubilation que je dois être, chaque fois que j’entends, que je lis, que je récite quelque texte si court qu’il soit de la « Parole de Dieu », de la parole du Bien-aimé, de la parole de l’Epoux si passionnément chéri !

(Méditation sur l’Evangile au sujet des principales vertus, Jean 3,29, L’Esprit de Jésus, p. 124)

NOTRE PERE

Notre Père, qui es aux Cieux,
Que ton Nom soit sanctifié,
Que ton Règne vienne,
Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
Et ne nous soumets pas à la tentation
Mais délivre-nous du mal.
Amen.

Sixième jour

Avec le Bienheureux Charles de Jésus, demandons la grâce de nous convertir.

Méditation

Convertissons-nous, car nous aussi tant que nous sommes, nous sommes de ces pécheurs qui, tout en sachant qu’il y a un Dieu, disons au fond de nos cœurs « il n’y en a point » toutes les fois que nous agissons d’une manière différente de ce qu’il veut de nous, de ce que nous savons lui plaire le plus […]. Prenons enfin le parti de changer de voie et de penser qu’il y a un Dieu, qu’il nous voit sans cesse, et de faire ce qui plaît à un Maître si bon et si aimable… Et soyons bons pour les pécheurs, puisque Dieu est si bon pour nous […]. « Soyons miséricordieux comme notre Père est miséricordieux. » Dieu « aime la miséricorde plus que les sacrifices ». Et la miséricorde, c’est l’amour des misérables, c’est le cœur s’inclinant avec bonté, avec tendresse, vers les misérables.

(Commentaire du Psaume 52, 1-4, p. 248)

Parole de Dieu

Grâce à demander

Ayons un profond regret de notre faute, ayons-en une contrition parfaite, la regrettant amèrement parce qu’elle offense Dieu infiniment bon et infiniment aimable, Dieu, c’est tout dire […]. Et puis ne regardant plus le passé […], ne voyons que l’avenir et entrons hardiment et avec confiance dans une nouvelle voie ; regardons non plus en arrière, mais en avant ; ne regardons pas seulement, pas tant les fautes à ne plus commettre, mais surtout les vertus à pratiquer ; […] ne regardons pas tant nos péchés passés pour ne pas y retomber, que Jésus et ses perfections pour les imiter. Courage ! et en avant !

(Méditation sur le Psaume 59, 1-5, p.266)

ACTE DE CONTRITION

Mon Dieu,
J’ai un très grand regret de Vous avoir offensé
Parce que Vous êtes infiniment bon
Et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
Avec le secours de Votre grâce,
De ne plus vous offenser
Et de faire pénitence.

Septième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, suivons Jésus dans son humilité et son abaissement.

Méditation

« Jésus a tellement pris la dernière place que nul n’a pu la lui ravir. » (Abbé Huvelin)

Parole de Dieu

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes, reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. (Ph 2, 5-8)

Grâce à demander

Humilité de Jésus ! Imitons-la. Cherchons la dernière place non seulement pour nous, mais pour tout ce qui nous approche, parents, amis, compagnons. Ne rougissons pas de la pauvreté, de l’abaissement des nôtres, réjouissons-nous, car cela nous rapproche de Jésus. Ne nous réjouissons pas de leur apparente élévation, elle ne fait que nous rendre d’autant plus dissemblables de Jésus qu’elle est plus grande… Ô Jésus, que vous êtes bon de nous rendre si douces toutes les vertus, en faisant d’elles autant de traits de ressemblance et d’union avec vous, ô divin Bien-aimé !

(Explication du saint Evangile, Lc 4, 38-39, L’Esprit de Jésus, p. 188)

Nous avons besoin de découvrir que la meilleure place est la dernière. Enoncé ainsi, cela paraît tout simple mais se mettre à la dernière place n’est pas si simple. Il s’agit d’un engagement de tout l’être du plus profond de nous-mêmes. C’est s’engager dans le mystère du Christ humble et pauvre qui est au service de ses frères, qui s’est mis aux pieds des apôtres et leur a lavé les pieds.

(La puissance de l’amour de Dieu dans Sa Parole, Homélies Année C, p. 195,
Père Marie-Joseph Le Guillou)

Huitième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, imitons Jésus dans la simplicité de Nazareth en apprenant à sanctifier notre vie quotidienne.

Méditation

Silencieusement,
secrètement,
comme Jésus à Nazareth,
obscurément comme Lui,
passer inaperçu sur la terre,
comme un voyageur dans la nuit,
pauvrement,
laborieusement,
humblement,
doucement,
avec bienfaisance comme lui…

Parole de Dieu

Il redescendit alors avec eux à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur. Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. (Lc 2, 51-52)

Grâce à demander

Sainte Vierge, Saint Joseph, mettez-moi aux pieds de Jésus à Nazareth ! Mon Dieu, je Vous aime, je me donne à Vous, je Vous appartiens, faites que je sois à tout instant ce qui Vous plaît le plus ! Ainsi soit-il !

(Prières à Nazareth)

C’est Charles de Foucauld qui, en cherchant « le lieu le plus reculé », a trouvé Nazareth. Lors du pèlerinage en Terre Sainte, Nazareth a été le lieu qui l’a le plus marqué […]. Il voulait suivre un Jésus silencieux, pauvre et travailleur. […] Charles de Foucauld, en marchant sur les traces des « mystères de la vie de Jésus », a rencontré Jésus travailleur. Il a rencontré le vrai « Jésus de l’histoire ». […] L’élément le plus nouveau dans l’enseignement de Charles de Foucauld sur le mystère de Nazareth est que la vie cachée à Nazareth n’a pas été uniquement une étape dans la préparation de Jésus à sa mission de Sauveur […], elle représente déjà le salut qui commence à opérer, par son intermédiaire.

Le Dieu de Jésus Christ, Cardinal Joseph Ratzinger (Benoît XVI),
cité par le Cardinal Saraiva Martins, L’Osservatore Romano N. 46 – 15 novembre 2005)

Neuvième jour

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, contemplons le Seigneur dans Son Eucharistie.

Méditation

Cœur Sacré de Jésus, merci du don éternel de la sainte Eucharistie : merci d’être ainsi toujours avec nous, toujours sous notre toit, toujours devant nos yeux, chaque jour en nous…merci de vous donner, livrer, abandonner ainsi tout entier à nous […] !
Mon Dieu, venez en moi ; je vous aime, vous adore, je me donne à vous, pour être et faire tout ce qui vous plaira. Que ce ne soit plus moi qui vive, mais vous qui viviez en moi.

(Méditations sur les saints Evangiles, Jeudi Saint,
L’Esprit de Jésus, p.323)

Parole de Dieu

Pour moi, en effet, j’ai reçu du Seigneur ce qu’à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » De même, après le repas, il prit la coupe en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. » (I Co 11, 23-25)

Grâce à demander

Quand nous sommes devant le saint Sacrement surtout, que notre premier mot soit toujours « merci » ! Merci d’être à vos pieds, mon Dieu, aux pieds de votre Corps, contre vous ! […] Merci de me permettre de vous prier, de vous parler, de vous regarder, de m’entretenir avec vous, vous mon Seigneur et mon Dieu, mon Bien-aimé, mon bonheur et ma vie ! […] Et non seulement remercier pour nous, mais pour tous les hommes, nos frères, vos enfants, mon Dieu, que je dois aimer, que je veux aimer si tendrement !

(Méditations sur l’Evangile au sujet des principales vertus, Mathieu 15,10,L’Esprit de Jésus, p. 113)

L’Eucharistie nous met au cœur de la Pâque du Christ : elle nous ouvre à sa vie. L’Eucharistie nous ouvre à la vie même du Christ et c’est là que nous pouvons retrouver l’énergie de notre baptême et en approfondir ses effets. Ainsi l’Eucharistie fait reculer en nous le scandale du péché et de la mort : elle fait éclater nos limites pour laisser le champ à Dieu.

En affirmant que nous vivons de la vie du Christ ressuscité ,nous affirmons que notre vie ne sera pas toujours affrontée à d’incessants obstacles, mais que notre vie sera comblée par la vie même de Dieu, car la rencontre avec Dieu est d’abord communication de son amour et ensuite plénitude d’action.
Le sens de notre vie, p.90 et 61
Père Marie-Joseph le Guillou

Prière d’abandon du Père de Foucauld

Mon Père,

Je m’abandonne à Vous, faites de moi ce qu’il Vous plaira.

Quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout, pourvu que Votre Volonté se fasse en moi, en toutes vos créatures ; je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Vos mains, je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je Vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Vos mains sans mesure,
avec une infinie confiance,

car Vous êtes mon Père.

« Regardons les saints, mais ne nous attardons pas à leur contemplation, contemplons avec eux Celui dont la contemplation a rempli leur vie, profitons de leurs exemples, mais sans nous arrêter longuement ni prendre uniquement pour modèle tel ou tel saint et en prenant de chacun ce qui nous semble le plus conformeaux paroles et aux exemples de Notre Seigneur, notre seul et unique modèle, en nous servant ainsi de leurs leçons, non pour les imiter, mais pour mieux imiter Jésus. »

(Frère Charles de Jésus,
cité dans Relatio et Vota, super virtutibus, Congrég. pour les Causes des Saints, 2000, p. 54)

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