Catéchuménat

Vous n’êtes pas baptisé ?
Vous n’avez pas fait votre première Communion ?
Vous n’avez pas reçu la Confirmation ?
Il n’y a pas d’âge pour recevoir un Sacrement !

Il est possible pour les adultes de se préparer au Baptême à la Basilique. Ce temps de préparation s’appelle le « Catéchuménat ». Il dure environ deux ans, au terme desquels les catéchumènes reçoivent les trois Sacrements de l’initiation chrétienne (Baptême, Confirmation, Eucharistie) dans la nuit de Pâques. La préparation se fait avec des prêtres de la Basilique et des Sœurs Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, en groupe et avec un suivi individuel.

Pour les « recommençants », adultes qui ont été baptisés enfants mais qui (re)découvrent la foi, il est également possible de se préparer à recevoir le don de l’Esprit-Saint par le Sacrement de la Confirmation, ainsi que la première Communion. La préparation, qui dure environ un an, se fait avec des prêtres de la Basilique et des Sœurs Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, en groupe et avec un suivi individuel. Chaque année, les Confirmands reçoivent le Sacrement de la Confirmation pendant la Vigile de la Pentecôte, ou bien aux alentours de la fête du Christ Roi (fin novembre).

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse :
basilique@sacrecoeurdemontmartre.fr
Ou par téléphone : 01 53 41 89 00.

Programme des réunions de l’année 2016-2017 :

Catéchumènes 1re année et Néophytes 2016 2e samedi du mois à 16h et/ou dernier dimanche du mois à 9h30
Catéchumènes 2e année
PDF - 119.4 ko
Catéchumènes 2è année 2016-2017
Confirmands de la Pentecôte 2017
PDF - 73.3 ko
Confirmands mai 2017
Confirmands de décembre 2016

Vidéo d’une célébration d’Entrées en Catéchuménat (2 février 2014) :

Quelques questions au Père Jean LAVERTON, Recteur de la Basilique du Sacré-Coeur et Vicaire épiscopal pour le Catéchuménat…

Le temps du Carême est souvent perçu comme un temps d’effort et de conversion pour se préparer, lors de la semaine Sainte, à accompagner le Christ dans Sa Passion et Sa Résurrection. En quoi le cheminement spécifique des catéchumènes pendant le Carême peut-il concerner la communauté chrétienne tout entière ?

Chaque dimanche de Carême marque les ultimes étapes vers les Sacrements de l’initiation chrétienne (Baptême, Confirmation, Eucharistie), que les catéchumènes, appelés par l’Archevêque au début du Carême, recevront au cours de la Vigile pascale (Cf. encadré). Ces différentes étapes sont célébrées au cœur de l’assemblée dominicale, afin que les catéchumènes se sentent portés par l’Eglise tout entière, et qu’en retour, les « anciens baptisés » voient la fécondité de l’Evangile et redécouvrent la grâce originelle de leur Baptême. Le temps du carême est le temps qui nous est particulièrement donné à tous chaque année pour réajuster notre vie à notre vocation baptismale. Cette interaction entre les catéchumènes et la communauté ecclésiale est très importante : « Nous le accompagnons dans les derniers combats spirituels où leur liberté est engagée. Ils nous accompagnent dans notre conversion personnelle et ecclésiale. » (Cardinal André VINGT-TROIS).

Les catéchumènes poussent la communauté en avant : « cela nous bouge », dans le sens d’une plus grande conformité au Christ. On ne peut pas aider les autres à faire le chemin, sans nous-mêmes faire le chemin. Car être chrétien, ce n’est pas cessé de devenir chrétien. En ce sens nous restons tous des chercheurs de Dieu… Quelle que soit notre place dans l’Eglise, nous restons toujours des disciples, qui ont à se convertir, à avancer, à être disponibles à l’œuvre que Dieu veut accomplir en chacun de nous. Il s’agit de former une communauté de disciples du Christ, où l’on se connaît, où l’on s’aime, où l’on prie : une communauté qui engendre. Nous ne pouvons témoigner du Christ que si nous témoignons de ce qu’Il fait en nous et entre nous. Grande exigence pour tous les membres de l’Eglise d’être plus transparents au Seigneur, humble reflet pour ceux qui cherchent. Avec au cœur la Parole de Dieu lue en Eglise qui introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi.

Depuis plusieurs années, le Catéchuménat est devenu une réalité importante dans la vie de la Basilique. Pouvez-vous nous en donner une image plus précise ?

L’année dernière, 20 catéchumènes adultes ont été baptisés à Pâques à la Basilique. Cette année, ils ont été 18 à participer à la célébration de l’Appel décisif, le samedi 25 février. Le Cardinal a appelé chacun d’entre eux et leur a remis l’écharpe violette des catéchumènes, signe du carême, temps du combat spirituel, qu’ils ont à mener jusqu’à leur Baptême, où ils seront alors « revêtus du Christ », avec l’aube blanche dans la nuit de la Résurrection.

Un autre groupe d’une trentaine d’adultes vient de commencer ces derniers mois un cheminement vers le Baptême : 17 d’entre eux ont fait leur entrée dans l’Eglise (Entrée en Catéchuménat) le dimanche 5 février au cours de la Messe de 11h, présidée par Monseigneur André DUPLEIX, qui a été Directeur National du Catéchuménat et que j’avais invité à prêcher à la Maison d’Accueil une retraite pour tous les accompagnateurs de catéchumènes du diocèse.
Sans oublier les « recommençants », qui bien que baptisés jeunes redécouvrent la vie chrétienne et se préparent à recevoir le Sacrement de la Confirmation (avec, pour certains, la première Communion).

Concrètement, comment s’organise la préparation au Baptême à la Basilique ?

Le temps du Catéchuménat dure environ 2 ans, au cours desquels des réunions ont lieu tous les quinze jours, et toutes les semaines pendant le temps du Carême. Parallèlement se poursuit un suivi personnel de chaque catéchumène, par des Chapelains de la Basilique et des Sœurs Bénédictines. Il est important que les catéchumènes cheminent avec les soeurs et les prêtres, de manière complémentaire : il y a comme une maternité et une paternité spirituelles qui sont nécessaires pour devenir enfant de Dieu auquel participe aussi, en un sens, toute la communauté de la Basilique : pèlerins, fidèles, bénévoles, ainsi que les parrains et marraines… Toute la communauté doit vivre ce mystère de fécondité : se resituer par rapport à la vie divine pour en vivre mieux encore et collaborer à l’œuvre de Dieu. Les catéchumènes proviennent pour la plupart de milieux très déchristianisés. La Maison d’Accueil de la Basilique offre ainsi un cadre où l’on peut apprendre à vivre en chrétiens, à travailler ensemble dans la prière, à rendre service, à découvrir le sens de l’ouverture à l’autre, de la gratuité, de la bienveillance, à goûter un climat de joie et de charité fraternelle… C’est à cet accueil large que nous sommes invités.

Et puis les catéchumènes s’entraînent les uns les autres : l’engagement des plus anciens aide les suivants à oser « faire le pas » ; la présence des « plus jeunes » donne aux « aînés » la responsabilité de transmettre à leur tour la foi. Tous sont heureux de se connaître, de nouer des contacts, de se porter les uns le autres dans la prière et l’entraide. Une façon de vivre qui nous parle d’un art de vivre : une amitié avec le Christ qui se partage dans l’amitié avec les autres. Dans ce sens, nous essayons d’organiser chaque année une journée « Intercatéchuménat », rassemblant les catéchumènes, néophytes, confirmands et confirmés de ces dernières années à la Basilique. La journée de la Toussaint, avec la présence de Monseigneur Eric de MOULINS-BEAUFORT, évêque auxiliaire de Paris, a rassemblé environ 150 personnes.

- Pouvez-vous nous expliquer brièvement en quoi consiste le temps du Catéchuménat ?

Le temps du Catéchuménat (environ 2 ans) est un chemin de conversion. La préparation à un sacrement demande un engagement personnel, un déplacement, physique et intérieur. Ce chemin engage toutes les dimensions de la vie, passée, présente et future, de la personne : vie spirituelle et morale, mais aussi vie conjugale, familiale, sociale… Cela implique désir et décision, persévérance, fidélité... Ainsi, les différentes étapes (comme l’Entrée en Catéchuménat) obligent à se déterminer, à engager sa liberté : est-ce que je fais le choix, ou non ? L’axe de l’accompagnement est d’aider les catéchumènes à vivre du Christ, dans un monde où il est difficile d’être chrétien. Ceci est beaucoup plus large que la simple préparation aux sacrements. C’est pourquoi, dans l’accompagnement de chaque personne, il faut être attentif à plusieurs domaines qui s’entrecroisent au fil du parcours :

- une catéchèse nourrie par l’Evangile et la Tradition de l’Eglise (Catéchisme de l’Eglise Catholique, ou Youcat, vie des saints…)
- une introduction à la vie de prière personnelle, liturgique et à la vie sacramentelle ;
- la conversion de vie et la suite du Christ ;
- la connaissance et l’amour de l’Eglise et l’intégration à la communauté chrétienne. Des relations nouées avec des chrétiens, des prises de responsabilités.

Quel serait le profil-type d’un catéchumène à la Basilique du Sacré-Coeur ?

Ce qui est frappant, c’est l’extrême diversité des catéchumènes qui se préparent ensemble au sein de la Basilique : ce sont souvent des personnes que tout, dans le monde, séparerait, mais que Dieu rassemble, et en qui le Baptême crée une véritable fraternité. Au-delà des affinités humaines, des liens profonds se tissent. Les catéchumènes proviennent de tous les milieux sociaux (certains sont presque analphabètes, d’autres, ingénieurs ou juristes…) ; ils sont de toutes les nationalités (Europe, Afrique, Asie, Moyen-Orient…), à l’image du brassage culturel de notre monde ; ils sont issus de religions diverses (Islam, Judaïsme, Bouddhisme, Animisme…), ou sans tradition spirituelle ; ils sont de toutes les générations, de 18 à 70 ans… Il n’y a pas d’âge pour recevoir un sacrement ! Mais il est vrai que, de plus en plus, les catéchumènes sont des jeunes (entre 20 et 30 ans) : ils viennent d’une génération que les parents n’ont pas fait baptiser, et qui, arrivée à l’âge adulte, se pose les questions essentielles de la vie.

Avec l’ouverture prochaine d’une Année de la foi, annoncée par le Pape Benoît XVI, on parle beaucoup de la « nouvelle évangélisation » : mais qu’est-ce qui amène ces personnes à faire une démarche vers le Baptême ?

Pour demander le Christ aujourd’hui, dans le contexte d’indifférence, de matérialisme et dans une culture si nouvelle, quelque chose de très profond s’est passé en eux. Il y a différents cas : ceux qui viennent d’abord sans rien dire, depuis parfois longtemps, jusqu’au jour où ils font le pas de s’adresser à quelqu’un, le plus souvent une sœur, ou un prêtre au confessionnal, en demandant ou bien directement le baptême, ou bien une explication sur la prière, la Bible… Et puis il y a ceux sur qui « cela tombe subitement » : la question s’est peut-être déjà posée ailleurs, mais ils viennent à la Basilique, et sans pouvoir expliquer pourquoi, ils sont touchés et font leur demande. Le facteur déclenchant est très varié, que ce soit la rencontre d’un grand amour que l’on voudrait éternel, la traversée d’une épreuve (maladie, brisure familiale) dans laquelle se révèle la présence de Dieu, ou bien une réflexion longuement mûrie… Certains ont déjà cherché pendant longtemps, et se sont parfois brûlé les ailes dans les sectes ou l’ésotérisme. Parmi les motivations, il y a parfois aussi la perception d’un pardon, qui n’existe pas ailleurs après des actes graves posés dans un passé devenu trop lourd à porter.
Nous devons accueillir leur fraîcheur, leur manière nouvelle d’avancer à la suite du Christ et il y a là souvent beaucoup pour nous à recevoir.

Comment expliquer le nombre toujours croissant des demandes de Baptême qui arrivent à la Basilique ?

La Basilique fait partie de ces grands « phares » qui attirent, en particulier aujourd’hui, où beaucoup ne connaissent pas leur paroisse de quartier. A toute heure, le Sanctuaire est ouverte largement à ceux qui cherchent Dieu : il est facile de s’y glisser, discrètement, parmi la foule des visiteurs… Et puis, il y a la présence du Saint Sacrement, toujours exposé, l’amour du Christ qui se répand en ce lieu, mystérieusement, qui touche les cœurs… Il y a aussi la présence continuelle de personnes qui prient jour et nuit, la beauté de la liturgie, qui attire, fait naître une prière, aide à la rencontre avec Dieu. Et ensuite, il est facile de rencontrer un prêtre ou une religieuse pour se confier, poser une question… La demande se fait souvent par le bureau d’accueil, la librairie, dans la nef avant ou après un Office, à la sortie d’une Messe, en allumant un cierge, ou encore au confessionnal, voire par la Maison d’accueil ou lors de l’Adoration de nuit. La Basilique offre une souplesse d’accueil et d’accompagnement. Il s’agit - avec nos limites bien sûr -, avec patience, exigence et bonté, sans les blesser, d’aider ces personnes à s’ouvrir au mystère de Christ, de Sa vie, et de la vie en son Eglise. Le travail fondamental, c’est Dieu qui le fait. Il nous faut servir au mieux ce que Dieu veut faire en eux, à travers des situations qui parfois nous déroutent ou nous dérangent, mais qui sont travaillées par l’amour de Dieu. Service qui nous appelle à être d’humbles témoins, serviteurs de l’amour, à nous laisser toujours façonner par le mystère pascal pour être des serviteurs de sa Parole et de sa vie dans l’amour. On ne peut pas rester à distance. On ne peut pas ouvrir à la vie sans humblement donner sa vie. Mais quelle joie devant ces catéchumènes dont certains avancent alors le cœur brûlant après qu’on leur aient expliqué les Ecritures qui nous parlent de Jésus, chemin de bonheur et de vie (Luc 24).

(Propos recueillis : mars 2011)

Calendrier

  • dimanche 6 novembre
  • 10h30 Confirmands
  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11