Prière pour les défunts

Vendredi 4 novembre : messe de 15h suivie d’une procession eucharistique avec démarche d’indulgence pour les défunts.
Mois de novembre : comment prier ou demander une Messe pour un proche défunt ?

Dans la lumière de la Toussaint, prions dans l’espérance pour tous nos défunts

Le 1er novembre, l’Église célèbre chaque année la Solennité de tous les saints (Toussaint). En ce jour de fête, nous rendons grâce et demandons la prière de tous ceux qui, étant passés de cette vie terrestre à la vie éternelle, sont désormais auprès de Dieu dans la béatitude, le bonheur éternel de voir Dieu, et connaissent cette vie d’amour où n’existent plus ni souffrance, ni péché, ni obstacle à la communion des cœurs.

Au lendemain de la Toussaint, le 2 novembre, l’Église prie pour les défunts : ceux que l’on appelle "les âmes du Purgatoire".
Nous prions pour les défunts qui nous sont proches ou ceux que nous ne connaissons pas, ceux qui nous ont quittés dans l’année écoulée, ceux pour qui personne ne prie... Et nous demandons pour eux qu’ils soient purifiés par la miséricorde de Dieu de tout ce qui pendant leur vie sur la terre a pu faire obstacle à l’amour, afin qu’ils goûtent à leur tour la béatitude des saints.

«  Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.
Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. »

(1 Thessaloniciens 4, 13-14)

Cette prière pour les défunts peut se prolonger toute l’année, mais en particulier pendant le mois de novembre...

Dans la communion des saints, nous demeurons unis à nos proches qui ont déjà rejoint le Seigneur. En priant pour eux, nous accomplissons à leur égard une œuvre de miséricorde. Et nous nous appuyons sur leur prière pour qu’ils nous aident, dès cette vie, à grandir dans l’amour.

Le Catéchisme de l’Église catholique nous dit...

« Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaires pour entrer dans la joie du ciel .

L’Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. (...) La tradition de l’Église, faisant référence à certains textes de l’Écriture (par exemple 1 Co 3, 15 ; 1 P 1, 7), parle d’un feu purificateur :

"Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur" (S. Grégoire le Grand).

Cet enseignement s’appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà la Sainte Écriture : " Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché " (2 M 12, 46).

Dès les premiers temps, l’Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu. L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts :

"Portons-leur secours et faisons leur commémoraison. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père (cf. Jb 1, 5), pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ? N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux" (S. Jean Chrysostome). Catéchisme de l’Église catholique, n°1030-1032)